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Rodogune poursuit sa route après Avignon

Le Théâtre du Loup Blanc présente Rodogune à Poitiers le 10 novembre 2005. En mars-avril 2006, il sera à Cahors, Lisieux, Mortagne-sur-Perche, L'Aigle et dans la Manche.

A Avignon, la pièce a été accueillie très chaleureusement par la presse et le public.

Corneille servi sur un plateur : Le travail des comédiens et du metteur en scène est ici au service du texte. Rien n'est laissé au hasard. Voilà qui devrait contenter aussi bien le novice avide de découvrir une grand etragédie que l'amateur averti de Corneille. Marine Rousiillon, L'Humanité, 26 juillet 2005.

Quand la cruauté se niche où elle peut : Cléopâtre, la reine de Syrie, se cramponne à son trône comme une noyée à sa bouée de sauvetage. Pour qu'il ne lui échappe pas, elle ment, triche, ruse, menace et assassine. [...] Face à elle, la "douce" Rodogune, affolée par son instinct de conservation, affiche une même cruauté : l'affrontement des deux femmes devient un duel sans merci, terrible comme un combat de taureaux. La mise en scène exploite à fond cette sauvagerie primitive, ponctuée par des percussions africaines, et rejette les accents précieux qui, çà et là, cèdent aux lois du Grand Siècle. [...] On suit avec passion cette maléfique descente aux enfers, ponctuée d'inattendus traits d'humour comme seul Corneille savait en glisser au fil de l'action.
Tous les comédiens entrent avec une passion frénétique et authentique dans ce thriller classique où la beauté des alexandrins claque avec force sans jamais ronfler. Jean-Louis Châles, La Marseillaise, 12 juillet 2005.


Une Rodogune résolument contemporaine : Le spectacle restitue tout à fait le climat de ce drame où humour noir, cynisme, passion, amitié, soif du pouvoir sont exacerbés. La mise en scène originale: trône baroque constitué de crânes et d'ossements, erigé au milieu de l'espace tel un totem, costumes oniriques, transportent le spectateur dans des lieux et époques différents. Cette tragédie du XVIIe siècle est réactualisée par la musique (percussions, flûte, trompette...), fil conducteur de ce texte dense et fort, qui respecte totalement les alexandrins. Mireille Picard, Vaucluse Matin, 16 juillet 2005.

Un bijou baroque aux ciselures barbares : Dans les costume sintemporels, une mise en scène bien articulée, les comédiens ont triomphé du ronronnement des alexandrins. Ils ont respecté son souffle grégorien, l'apprivoisant sans le trahir. Leur jeu, noblesse cornélienne et naturel contemporain, explose jusqu'aux extrêmes, sauvage, sans retenue, donnant au texte la dimension "surprenante" qu'a voulu l'auteur. La Marseillaise, 25 juillet 2005.

Rodogune attire le public : La salle était bien remplie et les spectateurs n’ont pas regretté le déplacement. Le jeu des acteurs, la mise en scène, la scénographie, la musique et les costumes ont donné à cette tragédie classique un ton tout à fait moderne : la rivalité des pays, l’ambition des dirigeants, l’amour… ces thèmes sont hors du temps. Adultes, collégiens et enfants sont tous sortis enchantés de cette soirée. (le Perche, 31 mars)

Autour de Rodogune, un public ravi : Le théâtre du loup blanc a su attirer et séduire un public venu en nombre. Dans la mise en scène de Jean-Claude Seguin, tout concourait au succès de la soirée : la scénographie de Gustavo Kortsarz, les costumes de Philippe Varache, la musique de Tadie Tuene et les lumières d’Hervé Bontemps. (Ouest-France, 31 mars)

Rodogune, la qualité dans l’extrême.
Le public a été gâté. 358 ans après sa création, cette tragédie de Corneille est toujours en prise directe avec notre époque et a permis au théâtre du Loup blanc d’offrir un spectacle de grande qualité, servi par des comédiens professionnels jusqu’au bout des rimes. Tadie Tuene, qui signe ici la musique très moderne de cette œuvre, tout en interprétant deux rôles avec un égal bonheur, sert de fil conducteur à la pièce, mais toute la troupe est irréprochable, de Marie Grudzinski, Cléopâtre monstrueuse, à Laetitia Guédon, étonnante Rodogune sensible et déterminée, en passant par Hubert Benhamdine et Malo, frères jumeaux incorruptibles. Véronique Affholder, la confidente Laonice, véritable guide du spectateur, est à la hauteur de cette troupe homogène. La mise en scène de Jean-Claude Seguin, à la fois sobre et astu-cieuse, donne à la pièce libérée de la rigueur de son rythme verbal un suspense policier. (la République du Centre, 30 mars)

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